Tous les élèves de 4e ont pu voir deux courtes pièces de théâtre « Western et Peplum » le mardi 30 mars 2021. Dans un contexte de pénurie culturelle, c’était presque un luxe d’accueillir le comédien Hugues Cristianini, de la compagnie Rosette, venu de Marseille, accompagné par Catherine Verlaguet et Felix Chabaud, du Foyer rural de Fayence.

Hugues aborde ainsi les genres cinématographiques – au programme du niveau 4e – du Western et du Péplum. Autour d’objets hétéroclites, dans un décor des années 60/70, un viel écran de TV trône au milieu de la scène. L’acteur, qui se fait appeler Patrick, se rappelle des temps anciens, des objets « au charme désuet », une poupée d’Espagne, un napperon, un chalet suisse…Il lui vient aussi en mémoire des films qu’il a vus enfant et qui l’ont émerveillé.

Cette forme courte de spectacle, deux fois 30 minutes s’inscrit dans la lignée du théâtre d’objets. C’est une des formes radicales du théâtre contemporain de marionnettes : n’importe quel objet soit-il, quitte son statut d’accessoire pour intégrer l’histoire, et susciter de la part du spectateur, le statut de quasi personnage théâtral. Quelle différence entre objet et décors, alors ?
Dès lors que le comédien se saisit d’un objet et l’intègre dans son jeu théâtral, l’objet devient signifiant à son tour. Pour l’adolescent, et pour tout spectateur, l’objet se mute en un moyen de communication qui dépasse le langage. Moyen de communication qu’il a intégré depuis son plus jeune âge.

Le spectacle d’objet brouille la frontière entre réalité et fiction, entre mise en scène et improvisation…

Nos élèves ont apparemment apprécié les deux spectacles. Pour Western : « Ce que j’ai trouvé d’original, c’est que certains personnages sont des objets […] j’ai aussi aimé quand le monsieur a demandé à deux élèves de jouer le shérif et son adjoint pour tirer sur le méchant avec des fléchettes à ventouses! «  et pour Péplum: « J’ai aussi aimé cette deuxième pièce de théâtre. Là aussi, certains personnages sont des objets comme le serviteur du personnage principal qui est un pot de fleur. Dans cette pièce aussi, les spectateurs jouent en tapant des pieds sur le sol pour imiter une éruption volcanique… »

On voit que le comédien est parvenu à emporter nos jeunes spectateurs dans son univers imaginaire et improbable…et que cela a très bien fonctionné. Gageons qu’il revienne bientôt nous présenter d’autres spectacles l’an prochain !

 

Images de Mme Catherine Verlaguet, avec son aimable autorisation